VOLUMEVISUEL_TITRE_PETIT volume visuel PRODUCTION_GENERAL

Catalogue Kenna

Le catalogue de cette rétrospective en 210 photographies présente l’oeuvre de ce photographe anglais mondialement célèbre, et permet de mesurer l’évolution de son style, la liberté de son approche du paysage et le raffinement de ses tirages. Il comporte un texte de présentation consacré à la notion de paysage, une biographie, une bibliographie des livres publiés par le photographe au cours de sa carrière ainsi qu’une liste des expositions sur les dix dernières années. Cet ouvrage a fait l’objet d’une édition de luxe sous coffret, en tirage limité à 45 exemplaires, accompagné d’un tirage original de l’artiste.

Auteur Anne Biroleau

Le catalogue


Cartes postales


Biographie Michael Kenna


Né en 1953 à Widnes, ville du Lancashire, Kenna est d’abord un voyageur. Loin des phénomènes de mode et du dogmatisme esthétique, il bâtit une oeuvre consacrée au paysage, photographié en noir et blanc, enclos dans le format de la miniature. La présence humaine s’y inscrit en creux, d’une manière étrange, fantomatique. Le « pays noir », issu du XIXe siècle industriel (poussière, villes denses parcourues de voies ferrées, surplombées de hauts fourneaux fumants), les centrales nucléaires au profil sculptural, voisinent avec les brumes mystérieuses de la campagne anglaise. Sous son objectif, les jardins formels du XVIIIe siècle français ou russe nous rappellent que le paysage, fragment de nature, est avant tout une construction culturelle. Les rivages, l’océan, les îles, lui inspirent des « Marines » où le pittoresque s’efface devant la puissance. Kenna restitue à l’Île de Pâques ou au Mont-Saint-Michel l’enchantement et la charge magique des lieux sacrés qu’ils furent, à l’origine. Ses oeuvres récentes tendent à la stylisation et à l’épure, et les paysages du Japon substituent le graphique au figuratif. Ses derniers travaux, consacrés à la Chine et à l’Égypte, seront présentés pour la première fois. La description laisse large place à la rêverie du regardeur. « En photographie, je me considère plus proche du haïku que de Joyce. »

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